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Epargne des Français : pourquoi rapporte-t-elle moins que chez nos voisins européens ?

56 % des Français mettent de l'argent de côté chaque mois. C'est une réalité et même une fierté nationale. Mais épargnent-ils vraiment bien ? Font-ils les bons choix ? Ou laissent-ils simplement leur argent dormir ? Pour le savoir, Abeille Assurances a confié à l'institut de sondage Odoxa une étude comparative inédite menée auprès de 3 015 personnes en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Ce que les chiffres révèlent est aussi clair qu'inattendu : le problème ne tient pas au manque d'argent mis de côté mais à l’usage que l’on en fait ensuite.

Les Français épargnent plus que leurs voisins. Mais moins bien.

56 % des Français parviennent à mettre de l'argent de côté chaque mois. Parmi eux, la moyenne d'épargne mensuelle atteint 15 % des revenus. Et 13 % des épargnants mettent même plus de 30 % de leur salaire de côté chaque mois. Sur le papier, c'est impressionnant. Le taux d'épargne des ménages français atteint 17,7 % du revenu disponible brut en 2024, contre 11,5 % en moyenne dans la zone euro. Et pourtant, la performance de leur épargne reste en deçà de ce qu'elle pourrait être. Car lorsqu'on regarde où va cet argent, le tableau change : 55 % des Français ont de l'argent qui « dort » sur leur compte courant, un compte non rémunéré qui ne génère aucun intérêt et ne protège pas de l'inflation. Plus révélateur encore : parmi ceux qui épargnent régulièrement chaque mois, 64 % sont dans ce cas. Autrement dit, même les épargnants les plus disciplinés laissent une partie de leur effort sans rendement. Et un Français sur dix admet que la somme ainsi immobilisée est « importante ». 

Autrement dit : plus on épargne, plus on risque de laisser dormir. Le zèle de l'épargnant français se retourne contre lui.

Infographie culture financière : 51 % des Français se jugent    incompétents en épargne vs 24 % des Britanniques - Etude Odoxa

Disponibilité et sécurité : deux réflexes légitimes qui freinent la performance de l'épargne

Pour mieux comprendre ces comportements, l'étude a posé une question directe : parmi ces aspects, lequel jugez-vous le plus important lorsque vous épargnez ? 

  • 42 % citent en premier la disponibilité : pouvoir accéder à leur argent rapidement si besoin. 
  • 30 % citent la sécurité. 
  • Seulement 20 % citent la performance ou le rendement. 

Près de trois quarts des Français (72 %) placent donc disponibilité et sécurité avant le rendement. Ce réflexe paraît compréhensible à court terme. Il devient contre-productif dès qu'on raisonne sur plusieurs années : une épargne qui ne rapporte rien pendant 20 ou 30 ans, c'est autant de rendement perdu et d'inflation non compensée. 

Les Français pensent mal épargner : le sondage Odoxa montre qu'ils se sous-estiment

L'un des enseignements les plus frappants de l'étude tient dans un écart : celui entre ce que les Français pensent savoir sur l'épargne et ce qu'ils savent réellement. Lorsqu'on demande aux habitants des trois pays quel est le peuple européen le plus compétent en matière d'argent et de placements, la France arrive dernière et de loin. Le constat est sévère : à peine 12% des personnes interrogées en France, Allemagne et Royaume-Uni désignent les Français comme les plus compétents en gestion financière.  

L'Allemagne arrive en tête avec 51 %, le Royaume-Uni deuxième avec 36 %. 

Verdict sévère. Et pourtant inexact. 

Infographie épargne : 64 % des Français laissent leur argent    dormir sur leur compte courant - Etude Odoxa

Au quiz financier, les résultats parlent d'eux-mêmes

L'étude incluait un test concret : si vous placez 1 000 € à 3,5 % annuel, quelle sera votre plus-value au bout d'un an ? Et au bout de dix ans ? 

Les résultats sont parlants : 

  • au bout d'un an (réponse exacte : 35 €) 68 % des Français donnent la bonne réponse, contre 69 % des Britanniques et 73 % des Allemands. Un écart de quelques points seulement ; 
  • au bout de dix ans (réponse approximative entre 349 € et 500 €) 58 % des Français s'en approchent, contre 60 % des Britanniques et 62 % des Allemands. 

L'écart réel de compétences est donc quasi inexistant. Et pourtant, une majorité de Français (51 %) se juge « incompétente » sur les questions d'argent et de placements quand 76 % des Britanniques et 53 % des Allemands se disent à l'aise avec ces sujets. 

Le vrai frein à une épargne efficace : un déficit de confiance, pas de savoir

Le problème n'est pas ce que les Français ne savent pas c'est ce qu'ils croient ne pas savoir. 

  • 55 % d'entre eux s'intéressent à l'économie.  
  • Mais seulement 38 % se disent « à l'aise » avec ces sujets.  
  • Et 71 % estiment ne pas avoir eu de cours suffisamment complets sur ces questions pendant leur scolarité.  

Ce sentiment d'illégitimité entraîne des conséquences directes : face à une décision d'épargne, le réflexe français consiste à se replier vers la sécurité quels que soient le projet et l'horizon d'investissement. Pas par incompétence. Par manque de confiance. 

Épargne-retraite : le mauvais calcul des Français

Préparer sa retraite, c'est par définition une affaire de long terme. Sur ces horizons longs, les placements dynamiques sont particulièrement adaptés. Pourquoi ? Parce que le temps joue en leur faveur : le risque de baisse se lisse progressivement, tandis que le potentiel de rendement reste élevé. 

Or la majorité des Français l'ignore. 

55 % des Français ne font pas le lien entre placements dynamiques et préparation de la retraite

À la question « Pensez-vous qu'il est préférable de placer son argent sur des placements dynamiques pour préparer sa retraite, car le risque de baisse est lissé sur le long terme ? », seulement 43 % des Français répondent oui. Contre 53 % des Allemands et 56 % des Britanniques.  

Ce manque de connaissance se traduit directement dans les comportements : 

  • seulement 19 % des Français placent la majeure partie de leur épargne-retraite sur des supports dynamiques ; 
  • c'est 7 à 9 points de moins que leurs voisins allemands (26 %) et britanniques (28 %) ; 
  • et seulement 38 % des Français pensent qu'investir sur des placements dynamiques leur permettrait de disposer d'un capital nettement plus important à la retraite, contre 47 % au Royaume-Uni. 

Cette prudence mal calibrée produit trois effets qui s'accumulent : l'inflation grignote silencieusement l'épargne immobilisée, le capital constitué reste insuffisant pour financer une retraite confortable, et le manque à gagner se creuse année après année. 

Infographie épargne retraite : seuls 43 % des Français    privilégient les placements dynamiques vs 56 % au Royaume-Uni - Etude Odoxa

67 % des Français veulent être mieux accompagnés dans leurs choix d'épargne

Le sondage ne dresse pas seulement un constat. Il pointe aussi des solutions et elles viennent directement de ceux qui sont concernés. 

Le conseil au bon moment : ce que les Français demandent

La demande d'accompagnement s’exprime massivement. 67 % des Français estiment qu'il leur serait utile d'être accompagnés par des professionnels de l'épargne pour les aider à placer leur argent au mieux, en fonction de leurs besoins. Il ne s’agit pas d’une défiance envers les produits financiers mais d’une attente claire : davantage de pédagogie et de conseil personnalisé. 

Ce besoin s'exprime tout particulièrement à certains moments clés de la vie

  • 71 % lors d'un héritage ou d'une transmission 
  • 69 % pour préparer sa retraite ; 
  • 68 % lors d'un achat immobilier ; 
  • 64 % lorsqu'on devient parent et qu'on veut anticiper l'avenir de ses enfants ; 
  • 64 % pour optimiser ses impôts et utiliser les dispositifs de défiscalisation. 

Ces moments ne constituent pas des exceptions : ce sont des étapes de vie que presque tout le monde traverse. Et à chacune d'elles, les Français affirment qu'un conseil professionnel de confiance ferait toute la différence. 

Infographie : 79 % des Français souhaitent plus de cours    d'éducation financière à l'école - Etude Odoxa

57 % des réticents changeraient d'avis avec un conseil de confiance

Il s’agit du chiffre le plus parlant de toute l'étude. 

Parmi les Français qui se déclarent réticents aux placements dynamiques, soit une large majorité, 57 % seraient prêts à changer d'avis s'ils bénéficiaient du conseil d'un professionnel en qui ils ont confiance. 

Plus de la moitié des sceptiques sont donc convertibles. Non pas par la publicité, mais par la pédagogie, la transparence et la relation de confiance. Le verrou n'est pas irrationnel, il est informationnel. Les Français ont besoin qu'on leur explique clairement les mécanismes, les risques, les frais, en tenant compte de leur situation personnelle. 

L'école, premier maillon d'une meilleure culture financière

79 % des Français souhaitent qu'à l'avenir l'école propose davantage de cours sur les notions de microéconomie, de placements et d'épargne. Et ils savent ce qu'ils veulent : 

  • 46 % souhaitent que ces notions soient intégrées aux programmes scolaires ; 
  • 41 % voudraient que des professionnels viennent en parler directement en classe. 

Une prise de conscience collective émerge : si les Français ne se sentent pas à l'aise avec l'argent, l’explication tient en grande partie à un déficit d’apprentissage. 71 % estiment ne pas avoir eu de cours suffisamment complets sur ces sujets pendant leur scolarité. L'école constitue le premier maillon de la chaîne. Mais pas le seul. 

Pour l'avenir de leurs enfants, les Français choisissent le livret plutôt que l'assurance vie

Quand on interroge les Français sur les dispositifs qu'ils utiliseraient pour assurer financièrement l'avenir de leurs enfants, deux options arrivent largement en tête : 

  • 45 % citeraient un livret d'épargne alimenté régulièrement ; 
  • 35 % un contrat d'assurance vie alimenté régulièrement. 

Ces deux produits, perçus comme sûrs et lisibles, ne sont pas forcément ceux qui offrent le meilleur rendement sur 20 ans. Mais ils correspondent à ce que les Français comprennent et dans lequel ils ont confiance. Ce choix révèle quelque chose d'essentiel : la décision d'épargne relève davantage de l’émotion que de la raison. Elle suit la logique de ce qu'on comprend et de ce en quoi on a confiance même si d'autres placements pourraient mieux servir un objectif à 20 ans. 

Comment mieux épargner ? Cinq habitudes concrètes à adopter

67 % des Français disent vouloir être mieux accompagnés. 57 % changeraient leurs habitudes avec un conseil de confiance. Le besoin est là. À partir des enseignements de l'étude, voici cinq réflexes concrets pour mieux épargner.

1. Ne pas laisser dormir son épargne sur un compte courant

C'est le premier réflexe à changer. Un compte courant ne rémunère pas et l'inflation érode silencieusement chaque euro qui y stagne. Des alternatives simples et accessibles existent : le Livret A, le LDDS, ou un contrat d'assurance vie en fonds euros offrent une rémunération sans immobiliser l'épargne sur le long terme. 

2. Adapter ses placements à son horizon de temps

Tout placement n'est pas fait pour le même objectif. Une épargne de précaution celle qu'on veut pouvoir mobiliser rapidement n'a pas vocation à être investie de la même façon qu'une épargne-retraite à 20 ou 30 ans. Sur le long terme, les placements dynamiques lissent le risque et génèrent un rendement que les supports sécurisés ne peuvent pas offrir. Distinguer ces deux horizons constitue l'une des clés d'une épargne efficace.

3. Ne pas attendre d'être expert pour se lancer

L'étude le démontre : les Français maîtrisent les mécanismes de base aussi bien que leurs voisins européens Le véritable frein ne réside pas dans le savoir, mais dans la confiance. Commencer modestement, avec des produits simples et bien expliqués, vaut mieux qu'attendre de tout comprendre pour ne jamais agir.

4. Identifier les moments clés pour revoir son épargne

Changer d'emploi, devenir parent, hériter, préparer un achat immobilier, approcher la retraite : autant d’étapes qui ouvrent des opportunités pour réévaluer ses placements et les ajuster à sa situation réelle. 67 % des Français disent vouloir être accompagnés à ces moments précis — et c'est exactement là qu'un conseiller apporte le plus de valeur.

5. Consulter un professionnel de l'épargne

Cette démarche concerne tous les épargnants, quel que soit leur patrimoine. Un conseiller en épargne aide à clarifier ses objectifs, à comprendre les options disponibles et à choisir les placements adaptés à sa situation sans jargon, sans pression. L'étude le confirme : 57 % des Français réticents aux placements dynamiques changeraient d'avis s'ils bénéficiaient d'un tel accompagnement. Le conseil de confiance reste, de loin, le levier le plus puissant pour mieux épargner.

Ce qu’il faut retenir :

L'étude Odoxa pour Abeille Assurances révèle cinq chiffres qui résument à eux seuls le rapport des Français à leur épargne : 

  • 56 % des Français épargnent chaque mois mais 64 % laissent cet argent dormir sur un compte non rémunéré ; 
  • 51 % se jugent incompétents en matière financière alors que leurs résultats au quiz sont quasi identiques à ceux des Britanniques et des Allemands ; 
  • 43 % seulement savent que les placements dynamiques sont plus adaptés à la préparation de la retraite sur le long terme ; 
  • 67 % souhaitent être accompagnés par un professionnel pour mieux placer leur épargne ; 
  • 57 % des réticents aux placements dynamiques changeraient d'avis avec un conseil de confiance. 

Les Français n'ont pas de problème d'épargne mais un problème de confiance. Ils mettent de l'argent de côté avec discipline, mais hésitent à le faire travailler. Ils connaissent les mécanismes de base, mais doutent d'eux-mêmes. Et lorsqu'un professionnel prend le temps de les accompagner, plus d'un sceptique sur deux change d'avis. Il ne s’agit pas d’une question de volonté, mais d’une question d'information, de pédagogie et de proximité. 

Pourquoi Abeille Assurances a-t-elle initié cette étude sur la culture financière des Français ?

Abeille Assurances s'est associée à Odoxa pour mener cette étude, car les questions d'éducation financière occupent une place centrale dans sa mission. En tant qu'acteur majeur de l'assurance, de l'épargne et de la retraite en France, Abeille Assurances est convaincue que la confiance se construit dans la durée, au plus près des gens et que donner aux Français les moyens de mieux comprendre leurs options d'épargne leur permet d’agir concrètement pour leur avenir. 

Ce que les conseillers et agents généraux du réseau Abeille Assurances observent chaque jour sur le terrain, cette étude le confirme avec des données rigoureuses : des Français qui épargnent sérieusement, mais qui manquent d'informations claires pour optimiser leur épargne. Des Français qui, dès qu'on leur explique vraiment les mécanismes, sont prêts à faire évoluer leurs comportements. En confiant à Odoxa cette étude comparative à l’échelle européenne, des chiffres fiables viennent étayer un constat incontournable : transparence, pédagogie dans la durée et accompagnement humain s’imposent comme des prérequis. Les Français en font la condition pour prendre leur épargne en main. 

« Notre étude montre bien le paradoxe qui touche nos concitoyens : les Français disposent de bases réelles de connaissances financières mais ne se font pas suffisamment confiance pour les mobiliser pleinement. Cette situation crée un frein à la performance de leur épargne. S’ils sont des champions de l’épargne, ils souffrent d’un sentiment d’incompétence persistant qui les place en retrait face à leurs voisins européens. Le défi est donc de lever leur verrou psychologique tout en poursuivant une appropriation suffisante des connaissances essentielles. » résume Philippe Michel Labrosse, Directeur Général d'Abeille Assurances.

Derrière les chiffres, l’étude révèle une attente simple : comprendre avant de décider. Pour beaucoup de Français, l’épargne reste un sujet anxiogène, faute d’explications claires et accessibles. Or, lorsque les mécanismes sont mieux compris et les objectifs clarifiés, les comportements évoluent. C’est précisément ce rôle d’accompagnement et de pédagogie que jouent, au quotidien, les agents généraux Abeille Assurances auprès de leurs clients. 

Source : sondage réalisé par Odoxa pour Abeille Assurances, du 10 au 22 décembre 2025, par questionnaire en ligne. Échantillons représentatifs de 1 005 personnes pour chacun des trois pays interrogés (France, Allemagne, Royaume-Uni), âgées de 18 ans et plus. Représentativité assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, niveau de diplôme, profession, région). Marge d'erreur : ± 3,1 points pour un résultat de 50 % sur un échantillon de 1 000 personnes. 

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Document non contractuel à caractère publicitaire à jour le 19/02/2026

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