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Prévention des AVC : gestes de premiers secours et prise en charge

En France, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche une personne toutes les quatre minutes(1) et représente la première cause de handicap acquis chez l'adulte (environ 140 000 nouveaux cas d’AVC chaque année(1)).

Face à cette urgence médicale, parce que chaque seconde compte, apprenez à reconnaître les symptômes d’un AVC et quels sont les gestes de premiers secours à réaliser. Découvrez aussi les traitements disponibles et les mesures de prévention à suivre pour les éviter.

Comprendre l'accident vasculaire cérébral (AVC) : définition

L'accident vasculaire cérébral ou AVC, survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue, privant les cellules cérébrales d'oxygène et de nutriments essentiels.
La zone cérébrale affectée détermine les symptômes et séquelles potentielles, qui peuvent toucher les fonctions motrices, sensorielles, cognitives ou langagières.
Dans les faits, on distingue deux types principaux d'AVC, aux mécanismes et traitements différents :

  • l'AVC ischémique (80 % à 85 % des cas)(2) ;
  • l'AVC hémorragique (15 % à 20 % des cas)(2).

Qu’est-ce que l’AVC ischémique ?

L'AVC ischémique est provoqué par l'obstruction d'un vaisseau sanguin par un caillot, bloquant l'apport sanguin à une zone du cerveau. Il peut être causé le plus souvent par une thrombose (formation d'un caillot sur place) ou une embolie (caillot formé ailleurs et transporté jusqu'au cerveau). L’AVC ischémique est encore appelé « infarctus cérébral ».

Sa cause principale est l'athérosclérose, c’est-à-dire une accumulation de dépôts de cholestérol sur les parois des artères. Ces dépôts durcissent progressivement et forment des plaques d'athérome qui rétrécissent les artères et favorisent la formation du caillot.

Qu’est-ce que l’AVC hémorragique ?

L'AVC hémorragique, quant à lui, résulte de la rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau, provoquant un saignement et comprimant le tissu cérébral environnant. Il est souvent lié à une hypertension artérielle non contrôlée ou une malformation vasculaire.

Quelles sont les causes de risque d'un AVC ?

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence médicale dont les facteurs et causes de risque sont multiples. Comprendre ces éléments est essentiel pour adopter des mesures préventives efficaces.

AVC : les facteurs de risque non modifiables

Certains facteurs de risque ne peuvent malheureusement pas être changés, comme :

  • l'âge : le risque d'AVC augmente significativement après 55 ans ;
  • les antécédents familiaux : une prédisposition héréditaire peut jouer un rôle important.

AVC : les facteurs liés au mode de vie

Le risque d’AVC est également directement influencé par certaines habitudes quotidiennes, comme :

  • le tabagisme : il augmente considérablement le risque d'AVC en endommageant les vaisseaux sanguins ;
  • la consommation excessive d'alcool : elle perturbe la coagulation et élève la tension artérielle ;
  • la sédentarité, qui favorise l'obésité et d'autres facteurs de risque cardiovasculaire ;
  • une alimentation déséquilibrée : une consommation excessive de sel et de graisses saturées augmente le risque d’AVC.

AVC : les maladies favorisant le risque

Plusieurs pathologies augmentent significativement le risque d’être victime d’un AVC :

  • l’hypertension artérielle : principal facteur de risque médical, elle fragilise les parois vasculaires ;
  • le diabète : il endommage progressivement les vaisseaux sanguins ;
  • la fibrillation auriculaire : trouble du rythme cardiaque favorisant la formation de caillots ;
  • l’hypercholestérolémie, qui favorise l'athérosclérose et le rétrécissement des artères.
Facteur de risque Niveau d’impact
Hypertension artérielle Élevé
Fibrillation auriculaire Élevé
Diabète Moyen à élevé
Tabagisme Moyen à élevé
Hypercholestérolémie Moyen
Obésité Moyen
Sédentarité Faible à moyen
Antécédents familiaux Variable

Identifier les symptômes d'un AVC : agir en quelques minutes

Reconnaître rapidement les signes d'un AVC est crucial pour une prise en charge efficace. Plus le traitement est administré rapidement, plus les chances de récupération sont élevées. La fenêtre thérapeutique optimale se situe dans les 4h30 suivant l'apparition des premiers symptômes, voire jusqu’à 24h dans certains cas.

AVC : les signes d'alerte

Un AVC se caractérise par l’apparition brutale de symptômes (d’une seconde à l’autre) et peut inclure :

  • faiblesse musculaire ou paralysie soudaine unilatérale, c’est-à-dire, touchant un seul côté du corps (visage, bras, jambe),
  • troubles de la parole,
  • troubles de la vision,
  • perte d'équilibre,
  • engourdissement,
  • confusion soudaine.

AVC : quand appeler les secours ?

En cas d'accident vasculaire cérébral (AVC), chaque seconde compte. Savoir réagir rapidement et efficacement peut sauver une vie et limiter les séquelles.
Mémorisez l'acronyme V.I.T.E pour reconnaître un AVC et les bons gestes d’urgence à effectuer :

  • Visage : un côté du visage est paralysé ;
  • Incapacité : impossibilité de lever un bras ;
  • Trouble de la parole : difficultés d'élocution ;
  • Extrême urgence : pour éviter le pire, appelez immédiatement les urgences en composant le 15 (SAMU) ou le 112 (numéro d'urgence européen).

Appelez immédiatement les secours d’urgence, même si les symptômes semblent légers ou transitoires. Ne perdez pas de temps à attendre pour voir si les symptômes disparaissent. Même si ceux-ci s'atténuent, ils peuvent signaler un accident ischémique transitoire (AIT), précurseur fréquent d'un AVC plus grave.
Lors de l'appel aux urgences, précisez bien au médecin régulateur :

  • l'heure exacte d'apparition des premiers symptômes,
  • les signes et symptômes observés,
  • les antécédents médicaux de la personne si vous les connaissez,
  • les traitements en cours (surtout s’il s’agit d’anticoagulants).

Ne raccrochez pas avant d'y être invité par le médecin régulateur qui pourra vous donner des instructions précises.

AVC : que faire en attendant les secours ?

Sécuriser la victime

  1. Aidez la victime à s'allonger confortablement si elle est consciente.
  2. Si la personne présente des troubles de la conscience, placez-la en position latérale de sécurité pour éviter l'étouffement en cas de vomissements.
  3. Surélevez légèrement sa tête pour faciliter la circulation sanguine cérébrale.
  4. Desserrez les vêtements trop serrés (col, ceinture, cravate) pour faciliter la respiration.

Sécuriser l'environnement

  1. Écartez tout objet dangereux autour de la victime pour éviter les blessures.
  2. Assurez-vous que la pièce est suffisamment aérée.
  3. Restez constamment auprès de la victime pour surveiller son état et rassurer la personne.
  4. Ne donnez rien à boire ni à manger à la victime, même si elle le demande.

Prise en charge médicale et traitements de l'AVC

Le traitement médicamenteux de l’AVC se divise en deux phases :

  • la phase aiguë, avec des médicaments administrés immédiatement après l’accident ;
  • la phase de prévention, avec des traitements à long terme visant à éviter de nouveaux épisodes.

Lors d’un AVC ischémique (causé par une obstruction), des médicaments sont rapidement administrés afin de dissoudre le caillot responsable du blocage du vaisseau sanguin (médicament thrombolytique et anticoagulants).

En cas d’AVC hémorragique, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour évacuer l’hématome qui exerce une pression sur le cerveau.

Des traitements à long terme, tels que les anticoagulants, peuvent être prescrits pour réduire le risque de récidive.

La rééducation est aussi un élément essentiel de la prise en charge de l'AVC. Elle a prouvé son efficacité, même dans le cas d'AVC sévère. Selon les symptômes, elle peut être assurée par un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste... Pour être pleinement efficace, elle doit débuter le plus tôt possible après l'AVC, dès les premières heures d'hospitalisation. Elle sera poursuivie dans un centre spécialisé, puis à domicile.

Comment prévenir un AVC ?

Prévention primaire : les bonnes habitudes pour éviter un premier AVC

Adoptez une alimentation équilibrée

Pour réduire efficacement votre risque d'AVC, privilégiez une alimentation de type méditerranéen ou encore un régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension), visant à combattre l’hypertension par l’alimentation.
Ces régimes, reconnus pour leurs bienfaits cardiovasculaires, sont riches en :

  • fruits et légumes frais en abondance ;
  • céréales complètes et légumineuses ;
  • huile d'olive comme source principale de matières grasses ;
  • poissons, notamment les variétés riches en oméga-3.

Limitez votre consommation de sel à moins de 5 grammes par jour (soit une cuillère à café) et réduisez les aliments ultra-transformés.
Une étude espagnole menée en 2013 sur 7 500 seniors a démontré que le régime méditerranéen enrichi en huile d'olive ou en noix diminue significativement le risque d'AVC(3).

Pratiquez une activité physique régulière

L'exercice physique régulier est un facteur clé dans la prévention des AVC. Pour protéger efficacement votre santé cardiovasculaire :
•    pratiquez au moins 30 minutes d'activité modérée 5 jours par semaine (marche rapide, natation, vélo) ;
•    privilégiez les activités d'endurance qui favorisent une bonne circulation sanguine ;
•    intégrez l'activité dans votre quotidien : escaliers plutôt qu'ascenseur, déplacements à pied ;
•    consultez votre médecin avant de commencer un programme d'exercice, surtout si vous avez des facteurs de risque.
L'activité physique aide à contrôler la pression artérielle, le cholestérol et le poids, réduisant ainsi considérablement votre risque d'AVC.

Arrêtez le tabac et l’alcool ou limitez au maximum votre consommation

Le tabagisme est une cause majeure d'AVC : pour cinq cigarettes supplémentaires fumées par jour, le risque augmente de 12 %. L'exposition à la fumée secondaire peut également accroître de 20 % à 30 % le risque d'AVC chez les non-fumeurs. Les bénéfices de l'arrêt du tabac sur le risque d'AVC apparaissent rapidement, quel que soit votre âge.

Concernant l'alcool, contrairement à certaines idées reçues, même une consommation modérée peut augmenter le risque d'AVC, et d’autant plus, si elle est couplée au tabac.

Pour protéger votre santé vasculaire :

  • arrêtez complètement de fumer ou demandez de l'aide pour y parvenir ;
  • limitez votre consommation d'alcool ou stoppez-la complètement ;
  • consultez votre médecin pour un accompagnement personnalisé dans ces démarches.

Prévention secondaire : les bonnes pratiques pour éviter la récidive après un premier AVC

La prévention secondaire vise à réduire drastiquement ce risque par une prise en charge globale et rigoureuse.

Assurez-vous un suivi médical régulier

Un suivi médical régulier et structuré est essentiel pour prévenir une récidive d'AVC : 

  • consultations régulières : un suivi neurologique tous les trois à six mois la première année, puis annuellement ;
  • surveillance des facteurs de risque : contrôles réguliers de la tension artérielle, du cholestérol et de la glycémie ;
  • examens complémentaires : échographie cardiaque, échodoppler des artères carotides ou examens d'imagerie cérébrale selon les besoins ;
  • adaptation du mode de vie : le médecin accompagne les changements nécessaires concernant l'alimentation, l'activité physique et l'arrêt du tabac ou de l’alcool.

Ce suivi doit être coordonné entre le neurologue, le cardiologue et le médecin généraliste pour une prise en charge optimale de tous les facteurs de risque.

Veillez à bien suivre vos traitements

L'observance thérapeutique constitue un pilier fondamental de la prévention secondaire :

  • traitement antithrombotique : antiplaquettaires (aspirine, clopidogrel) ou anticoagulants selon l'origine de l'AVC ;
  • médicaments préventifs : antihypertenseurs, statines pour réduire le cholestérol, antidiabétiques si nécessaire ;
  • importance de la régularité : la prise quotidienne sans interruption est cruciale, même en l'absence de symptômes ;
  • outils d'aide à l'observance : piluliers, applications de rappel, implication des proches…

Un dialogue ouvert avec l'équipe médicale concernant les éventuels effets secondaires ou difficultés rencontrées avec le traitement est essentiel pour adapter la prescription et maintenir l'adhésion thérapeutique sur le long terme.

Que faire après un AVC ?

Vivre après un AVC : séquelles et espérance de vie

L'AVC représente la première cause de handicap acquis chez l'adulte. Pourtant, grâce à une prise en charge adaptée et une rééducation appropriée, de nombreux patients parviennent à retrouver une qualité de vie satisfaisante.

AVC : les séquelles fréquentes

Les conséquences d'un AVC varient considérablement selon la zone cérébrale touchée, l'étendue des lésions et la rapidité de la prise en charge.

Les séquelles sont diverses :

  • troubles moteurs : hémiplégie (paralysie d'un côté du corps), spasticité, troubles de la coordination ;
  • troubles du langage : aphasie (difficultés d'expression et/ou de compréhension) ;
  • troubles cognitifs : problèmes de mémoire, d'attention, de concentration ou de raisonnement ;
  • troubles sensitifs : diminution ou perte de sensibilité, douleurs neuropathiques ;
  • troubles visuels : amputation du champ visuel, vision double ;
  • troubles de l’équilibre et de la coordination des membres ;
  • troubles psychologiques : dépression (touche environ 30 % des patients), anxiété, labilité émotionnelle.

AVC : pronostic de rémission et espérance de vie

Le pronostic de rémission après un AVC dépend de nombreux facteurs :

  • la motivation de chacun pour travailler intensivement et être entouré de l’équipe du service de neuro-rééducation pour récupérer et adapter le programme d’auto-entraînement en plus de l’aide des thérapeutes ;
  • l’âge : les patients plus jeunes récupèrent généralement mieux ;
  • la gravité initiale : l'étendue des déficits neurologiques à la phase aiguë est un indicateur important ;
  • la rapidité de prise en charge : une intervention dans les premières heures améliore considérablement les chances de récupération ;
  • le soutien social et familial : facteur majeur d'une réintégration sociale réussie.

L'espérance de vie après un AVC s'est significativement améliorée ces dernières décennies grâce aux progrès médicaux.

La qualité de vie peut être améliorée grâce à une rééducation adaptée, un soutien psychologique approprié et l'implication active du patient dans son processus de récupération.

De nombreuses associations de patients offrent également un soutien précieux, tant pour les victimes d'AVC que pour leurs proches aidants.

Bénéficier du soutien d’une bonne complémentaire santé, c’est aussi important ! N’hésitez pas à demander conseil à votre agent général Abeille Assurances. Il pourra répondre à toutes vos questions en matière d’assurance santé et vous aider à trouver la complémentaire santé la mieux adaptée à votre situation, à vos besoins et à ceux de vos proches. Peu importe les aléas de la vie, vous pourrez prendre soin de vous, de votre santé et de celle de votre famille en toute sérénité.

Document non contractuel à caractère publicitaire à jour le 09/02/2026

(1) FRC (Fondation pour la recherche sur le cerveau)
(2) ICM (Institut du cerveau)
(3) Le régime méditerranéen en pratique - Assurance Prévention

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